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La mobilité est-elle nécessairement synonyme de précarité ? Pas nécessairement. Il existe en fait deux types de mobilité. La mobilité externe désigne un changement d'entreprise, tandis que la mobilité interne recouvre un changement d'activité ou de fonction chez le même employeur. Le Centre d'Etudes et de Recherches sur les Qualifications (CEREQ) a étudié la mobilité sur le marché du travail de la « Génération 98 », composée de jeunes sortis du système éducatif cette année là.
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Le territoire influence-t-il les parcours scolaires et, partant, les destinées professionnelles des individus ? Existe-t-il un déterminisme voulant que l'insertion soit systématiquement plus ardue dans certaines régions que dans d'autres ? Questions cruciales pour les jeunes : une réponse positive peut en effet justifier d'être plus mobile géographiquement dans les premières années de la vie professionnelle. Pour y répondre, le CEREQ s'est penché pour la première fois sur le lien entre contexte territorial et parcours scolaire, cherchant à dresser une typologie des territoires français. En prenant en compte une vingtaine de critères économiques et sociaux issus du recensement de la population de 1999, le CEREQ a déterminé six grands types de territoires. La figure 1 décrit la manière dont ces six espaces socio-économiques sont répartis à l'échelle du pays.
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Depuis quelques temps, la réforme du système universitaire français est en débat. Outre la commission Hetzel, qui travaille sur la thématique des liens entre université et monde du travail, le député Laurent Wauquiez (UMP) vient de rendre un rapport sur les aides financières pour les étudiants.
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23 %. C'était le taux de chômage des 15-24 ans au début d'une année 2006 qui a vu les jeunes, à l'occasion de la crise du CPE, s'emparer du débat sur l'emploi avec une vigueur qui ne laisse pas d'étonner. Le mal n'est pourtant pas nouveau. Depuis un quart de siècle maintenant, le taux de chômage des jeunes est, bon an, mal an, le double de celui de l'ensemble de la population active. Ce taux n'est jamais descendu sous la barre des 17 % depuis le début des années 90, atteignant 26 % en 1996, son plus haut niveau historique. Peu à peu s'est ainsi ancrée dans la conscience collective et dans le débat public l'idée que les jeunes sont aujourd'hui une population économiquement maltraitée, qui se perçoit en retour comme politiquement sacrifiée.
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Il est acquis que les jeunes sont la population qui subit le plus les variations de l'activité économique. Leurs embauches se multiplient en phase haute du cycle, tandis que lorsque la croissance ralentit, les licenciements ou les fins de contrat à durée déterminée touchent proportionnellement plus les jeunes que les autres actifs. Mais au delà des aléas de la conjoncture, une question se pose : le diplôme est-il une protection efficace contre le chômage ?
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